JUST RUNNING : Offre Tri Courses Clissonnaises

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A l'occasion des Tri Courses Clissonnaises, notre partenaire Just Running vous propose une offre exceptionnelle sur les combinaisons Junior.

Just Running Offre Combinaison

 

Just Running

518 Route de Clisson

44120 VERTOU

Tel: 02 40 06 29 84

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Marathon de la Rochelle 2016

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Bravo aux Tccistes marathoniens, tous finishers du marathlon de La Rochelle.

Félicitations particulières pour les débutants sur la distance et mention spéciale à Olivier qui boucle son 1er marathon en 3h01!

Marathon de la Rochelle 2016

 

EmbrunMan

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Après Benoît et Laurent, David a bouclé le week-end dernier l'EmbrunMan (3800 m de natation, 188km de vélo et 42km de course à pied) en 13h20 qui le place en 204ème position. B R A V O David

David

 

Le détail des résultats => ici

Ironman Barcelone : retour de Yann

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YannBarcaLa satisfaction d'avoir réussi n’enlève pas la profonde tristesse encrée en moi depuis quelques mois.

La déception est si forte que même l'aboutissement de plusieurs mois de travail et cette récompense de voir la ligne d'arrivée ne l'efface pas.

Je ne voulais pas faire de résumer de ma course car je n'avais pas l'envie ni l’émotion pour écrire. Vous avez été beaucoup à me supporter, à m'encourager et à me féliciter, Finalement je me suis décidé à vous faire partager cette course. Un merci à Benoît pour ces conseils et son suivi de la course. Un merci à ce club du TCC.

Martialou est mon grand cousin qui, dans un temps passé a couru la diagonale des Fous. Le mail qu'il m'a adressé après l'Ironman de Vichy et mon abandon, m'a accompagné tout au long de ma préparation pour Barcelone. Je ne sais pas si c'était volontaire mais il a eu l'effet contraire de ce qu'il me disait. Je vous livre sa prose :

« Joli récit Yannou, on ressent bien toutes les émotions qui t'ont traversé avant, durant cette

épreuve de folie, et après. Même si tu as souffert sur la fin et que étais déçu de n'avoir pu finir

après toute cette longue préparation, on perçoit le plaisir que tu as eu dans les deux premières

disciplines le sentiment de plénitude pendant l'effort et la fierté d'être là, d'en faire partie, de se

sentir tellement vivant! Et puis tu as été porté, encouragé par tes proches et tes amis et ça n'a pas de prix!

C'est l'ensemble des émotions vécues et partagées que l'on retient au bout du compte. Je me

souviens que durant la dernière partie de mon Treck de la Réunion je me sentais tellement seul dans la nuit avec ma petite lampe frontale dans un environnement hostile et dangereux après plus de 40h de course alors qu'il me restait, je ne le savais pas, encore 4 heures et 44 mn à tenir...; Je savais que Jeannine et André m'attendaient pour mon dernier ravitaillement à 22h sur le spot qui s'appelait "Sans Soucis" ça s'invente pas!!!... j'étais à la bourre, j'avais des hallucinations physiques du genre : "j'ai l'impression que mes pieds ont doublé de volume et que quand je vais enlever mes chaussures ils vont péter de partout" ... à quelques minutes de ce point de ravitaillement, le dernier, je gueulais le nom de Jeannine et d'André dans le noir comme un enfant car j'avais peur de les avoir loupés, parce que je n'en pouvais plus, parce que j'ai trouvé tout à coup complètement débile cette épreuve, que je m'en voulais de me sentir si vulnérable et si faible à ce moment précis.... je me suis mis à pleurer de rage et de fatigue et puis je les ai trouvés. Repartir après ce ravitaillement a été le truc le plus dingue que j'ai jamais fait et je ne l'ai pas fait pour moi, même si aujourd'hui je suis heureux d'être allé au bout de cette épreuve et de moi-même, non, je l'ai fait pour eux car ils ont été les seuls à m'encourager deux fois sur le parcours. Jeannine m'a bourré le mou pendant tout le temps de mon dernier repas, je ne voulais plus marcher, je voulais dormir, je voulais qu'on me masse tout le corps afin de retrouver des sensations de plaisir tellement mes jambes, mon dos et mes pieds étaient en compote.

J'avais 30 ans Yann, j'aurais eu ton âge d'aujourd'hui lors de cette épreuve je les aurais envoyés se faire voir, je n'aurais pas fini...

Mais André (qui avait 45 ans en 1990) avait abandonné à la fin du premier tiers de la course avec un épanchement de Synovie aux deux genoux. Jeannine nous avait supportés( au sens propre comme au figuré) pendant un an, pendant notre premier séjour de prépa et de reco à la Réunion 6 mois avant, puis pendant la course et les deux ravitaillements de ouf qu'elle a du se taper ( car il faut y aller au fond des cirques et sur les cols volcaniques!!).

Alors j'ai puisé dans les maigres ressources mentales qui me restaient pour obliger mon corps et le plier à ce tout petit désir de finir, et cette certitude que je n'aurais plus jamais la chance de remettre le couvert dans une aventure pareille. Ce sentiment d'accomplissement, de plénitude définitive, je n'ai plus jamais eu besoin de de le chercher. Alors je comprends d'autant plus ta déception et ce que ça peut provoquer au plus profond de soi. Car dans ce genre d'épreuve, même porté par tous les gens qui t'aiment, même porté par des anonymes, il arrive un moment ou tu sais que tu es tout seul avec ton désir, ton envie,ta ténacité mais aussi et surtout ta souffrance, tes doutes, tes incertitudes, tes faiblesses, ta vulnérabilité.Il faut aller chercher loin, très loin la petite étincelle qui nous pousse à poursuivre, à nous accrocher et à surmonter.

Je suis sur que tu ne lâcheras pas l'affaire comme ça Yannou... Il ne te manquait que 21KM au

compteur???? à 49 balais sous la cagna??? Alors que Cyril avec 8 années de moins et un corps de pompier- maître nageur plus entraîné que toi à craqué lui aussi???? Franchement tu as fait une perf! et la prochaine sera la bonne je n'en doute pas une seconde!! Bizzz mon cousin et embrasse Sandrine de notre part. A bientôt.

Martial »

Et oui Martial, j'ai eu honte d'avoir abandonné, honte parce que je ne suis pas allé au bout pour les personnes qui m'ont accompagné. Je n'ai pas trouvé la ressource pour eux. Je n'ai pensé qu'à moi alors que toi tu as su te surpasser pour Jeannine et André. J'ai longuement pensé à cela tout au long de mes sorties longues et en solitaire. Merci Martial.

Je suis heureux et fier d'avoir réussi ce pari, ce challenge ce défi.......et prêt à recommencer.

Nous partons jeudi en compagnie de Josy et Antoine, un couple d'amis. Oui un couple d'amis car même si nous travaillons dans la même boîte, que nous devons parfois confronter nos idées et que nous ne sommes pas toujours d'accord, nous nous respectons et partageons certaines valeurs. De plus nous avons un point commun : Nous sommes des divorcés et nous avons des familles

recomposées. Cela rapproche sûrement......certainement.

Direction l'Espagne ce jeudi dans la voiture d'Antoine et Josy. Pleine à craquer car il faut transporter

le vélo, le matériel .....et les affaires. Pineda de Mar sera notre point de chute. Petite station balnéaire à quelques encablures de

Barcelone. Il fait beau et chaud et nous pourrions presque nous croire en vacances......enfin mes supporters le sont !

Arrivés sur place vers 19h, notre hôte Salvador, à qui nous avons réservé son appartement, nous accueille. L'apart est super sympa. Situé au 5eme étage à deux rues de la mer, nous disposons d'une terrasse ou nous allons prendre nos petits déjeuners.

Après l'installation, nous décidons d'aller manger dans le restaurant de Salvador. Petit extra avant de réellement se mettre à la diète, enfin pour moi car les autres en profiteront.

Vendredi matin je décide de récupérer mon dossard. Je déteste pourtant ces jours d'avant course ou tu patientes et ou tu prends tes repères.

Je déteste le retrait des dossard synonyme d’étalage de frime et compagnie......celui qui aura le plus beau vélo, le plus beau maillot, la tenue complètement fun qui te fait passer pour un fort voir un très fort. Je me sens petit, tout petit et je me demande ce que je viens faire ici.....je repars le plus vite possible et je ne traîne pas dans cet univers qui me fait perdre toute la confiance que j' ai en moi....enfin confiance est un grand mot car j'ai peur. Une peur qui me tient au ventre depuis que nous sommes arrivés jeudi soir. Ça y est nous y sommes et plus moyen de reculer.

L'aboutissement de 6 mois de travail, de doutes, de souffrance, de ras le bol.....de satisfaction aussi, d'envie.

Sandrine, Josy et Antoine veulent aller faire un tour à Barcelone le vendredi. Pour ma part, je n'ai pas très envie. Peur de trop piétiner, de trop marcher et de me fatiguer pour rien. Malgré mes questionnements, je décide tout de même d'y aller et de ne pas passer à coté de cette possibilité. Barcelone est une belle ville. Nous ne partons que vers 15h30 en train, la visite de la Sagrada Famillia nous émerveille, majestueuse et toujours en mouvement, en travaux, elle enchante le monde par ses couleurs, ses contrastes........

Le quartier historique sera notre visite du soir et le point de chute de notre repas. Ensuite retour en train à la maison.

Je dors très bien et profondément. Un signe ? Je ne serais le dire mais cela me permet de ne pas trop gamberger.

Journée du samedi ou nous ne bougerons pas beaucoup. Un tour de vélo d'1h30 sur le parcours le matin, footing pour Sandrine et Toutoune, marche pour Josy..... et enfin vers 17h, il est temps d'aller déposer le vélo dans le parc, de récupérer sa puce.....et de revenir très vite et loin de ce tumulte. Je n'ai pas envie de trop traîner par là. Demain j'aurais le temps et j'y passerai du temps.

Je retrouve mes supporters, amis et ma femme sur la plage de Pineda ou nous décidons de nous baigner.

Quelques courses pour le dimanche soir. Nous avons prévu deux bouteilles de champagne mais nous n'avons pas de petites cochonneries et notamment de la cochonnaille. Il manque quelques bières aussi pour ce soir.....

Nous trouvons un charcutier ou nous prenons notamment ce qui pourrait être du filet mignon fumé. Excellent. Un peu d'anchois (et oui super bon cela aussi), du serrano (ressemblance avec du jambon de parme).....La note est vraiment salée puisque nous en avons pour pratiquement 50 euros. On découvrira plus tard que le filet mignon était à près de 100 euros le kilo !!!!!!! Va falloir le déguster

celui ci.........

Ensuite Antoine et moi nous patientons à l’extérieur d'une supérette car les filles sont allées chercher quelques bières. Elles prennent des bières brunes et des bières blanche qu'Antoine a beaucoup aimé lorsque nous sommes allés manger le jeudi soir chez Salvador : de la St Morritz.

Ce soir c'est paella, enfin pas pour moi qui fini le riz complet du midi mais pour le reste de la troupe.

Un petit apéro, bières, cochonnailles mais pas trop. Et là surprise, on s'aperçoit que la St Morritz est une bière à 0% d'alcool.....la blague, la bonne blague !!!!!!

Réveil à 5h30 ce dimanche 2 octobre. Le petit déjeuner est avalé tranquillement. Les préparatifs se font à la vitesse des uns et des autres et je suis le premier à être prêt.

Prêt à en découdre, motivé et surtout prêt à partir et prendre ce départ. Libérer toute cette tension liée à l'attente.

On décide de prendre le train afin d’être sur place vers 7h15. Une heure avant le départ des pros. Il reste quelques petits ajustements à effectuer, quelques rituels à mettre en œuvre comme le passage obligatoire aux toilettes. Heureusement il n'y a pas une queue à rallonge au moment ou je souhaite m'y rendre. L'entrée dans le parc à vélo se précise.

On prévoit de se retrouver sur la plage vers le sas des 1h30. Je récupère quelques affaires à mettre sur mon vélo, la nourriture, les bidons et le compteur. Je croise des personnes de Poitiers avec qui j’échange quelques mots. C'est un moment à la fois détendu et tendu. La pression est perceptible et malgré la musique assez forte, on sent bien que l'instant est magique, presque solennelle.

Autant j'ai pu me poser beaucoup de questions sur mes envies, ma capacité à faire cette course autant ce matin du 2 octobre, je suis parfaitement à l'aise, sensation étrange comme si je vivais ces moments pour la dernière fois et que je souhaitais en profiter à fond. Les savourer, goutter chaque minute, me souvenir......

En arrivant à Barcelone, l'idée était de finir ce triathlon et de ne plus faire de course aussi longue.

De ne plus avoir de contraintes. Contraintes que je m'impose et qui sont nécessaires au regard de l'objectif. Alors oui j'ai ce sentiment d’être bien et surtout que je vais profiter pleinement de ma journée et la savourer.

Le départ natation s'effectue selon la méthode dite du « rolling start ». Des sas sont prévus en fonction du temps que l'on pense mettre pour ces 3,8 kms de natation et on part par groupe de 5-6 nageurs toute les 3 secondes. Ce principe a pour effet de limiter la sensation de groupe et de passer dans une machine à laver quand 3000 bonhommes se jettent à l'eau. Le chrono ne se déclenche que lorsque que tu passes sur le tapis pour te mettre à l'eau.

Je décide de me mettre dans le sas des 1h30. A Vichy, j'ai fait 1h28 mais je pense et secrètement je suis convaincu que je peux facilement me rapprocher des 1h20. Les quelques sorties faites en mer du coté de Pornic me permettent d'envisager ce temps. J'ai régulièrement nagé à 3,2 kms/heure de moyenne et les extrapolations sur la distance me permettent d'envisager sereinement les 1h20. Je

serai au final crédité d'un temps d'1h21 vraiment très proches de mes prévisions.

Certains vont s'échauffer avant de rejoindre leur sas. Je suis à la recherche de mes accompagnateurs car ils n'est pas question de partir sans se voir, sans s'embrasser.....sans faire de bisous à ma Femme.

Je ne trouve pas le sas des 1h30. Je cherche, tourne en rond......l'angoisse monte. Mince je vais partir sans les voir....... Et puis au détour d'un regard j’aperçois le panneau 1h30 à l'autre bout de la plage, je me précipite et ils sont là à m'attendre, à me chercher, ne comprenant pas pourquoi je ne suis pas dans ce sas.......j’étais un peu perdu en fait.

Quelques photos, quelques paroles échangées, des câlins, des remerciements....... des regards.

Moments forts et emprunts de beaucoup d'émotions. Parfois les larmes montent mais je les retiens.

Parler peut-être aussi difficile. Bizarrement et comme je l'expliquais un peu plus haut, je me sens serein, détendu, apaisé, relâché.....J'ai décidé de partir sans montre, de ne pas avoir ce chronomètre en tête, cette pression supplémentaire lié au temps.......Je n'aurais que mon compteur vélo à disposition mais je ne regarderais que certaines données.

Pour l'heure il temps de partir sur cette partie natation. Une boucle seulement de 3,8 kms.....

8h50, mon tour arrive......c'est l'heure, la séparation d'avec mes supporters se fait rapidement. A tout à l'heure dans ...........quelques heures !!!!!!

La mer est calme et sans trop de vagues. Les conditions sont idéales et le seront tout au long de la journée. Je nage de manière posée et calme. Pas besoin de mettre du stress, cela ne sert à rien. J'avance bouée après bouée sans me poser de questions. Le demi tour arrive. La moitié de la natation est faite. Je n'ai aucune notion de temps mais cela m'importe peu. Je double des concurrents, je me fais aussi doubler parfois, le principal n'est pas là. Sortir de l'eau sans avoir tapé dans les réserves. Enfin la sortie approche, 200m, les bénévoles nous aident à sortir de l'eau car retrouver l'équilibre après un si long moment allongé peut-être parfois délicat.....

J’aperçois Valou, toute contente de me voir et surprise à la fois. J'attends pour voir Sandrine mais elle est un peu plus bas sur la plage. Un groupe de supporters était devant elle et elle n'a pas pu me voir. En plus avec nos combinaisons, nos bonnets et les lunettes, on se ressemble pratiquement tous. Direction la tente pour se changer. J'opte pour une tenue complète de cycliste et non pas pour la tri-
fonction. Je serais beaucoup plus à l'aise et confortable dans cette tenue. Depuis le départ, une envie tenace d'uriner me tient mais je n'arrive pas à l'évacuer.

Une boucle de trois kilomètres dans Callela et ensuite c'est partie pour un aller retour jusqu'à Montgat à effectuer deux fois. Je ne me focalise pas sur la distance et fonctionne en mode point à point. Premier objectif atteindre le demi-tour situé à Montgat au 54eme kilomètre. Je m'impose une contrainte. Ne pas dépasser, ou du moins essayer de ne pas dépasser, les 125 pulsations à la minute.

Ce rythme me permet d’être bien et de ne pas trop taper dans les réserves. Après les 180 kms de vélo, il reste le marathon et il s'agit d'arriver sur cette partie sans être trop fracassé...... La partie vélo est très roulante malgré quelques bosses sur les 15 premiers kilomètres et un faux plat montant vers le 25eme. Pas de panique je le monte à mon rythme et ma vitesse. Je décide de m’arrêter au bout de

15 kms ne tenant plus. Enfin j’évacue et vide cette vessie qui me faisait mal.....en appuyant sur mon ventre. Quel soulagement.....

Premier demi tour et une moyenne proche des 31 km/h......Le retour sur Callela est moins rapide en partie à cause du vent de face. Je profite un peu du paysage. Nous longeons la côte avec les différentes plages qui la bordent. Le deuxième demi-tour arrive et la moitié du parcours vélo avec.

Mes supporters sont là et m'encouragent. Super content de les voir, de voir ce monde sur le bord de la route..... ce sont des moments extras......Surpris aussi de mon temps pour cette première partie. 3H et quelques minutes. Je bois très régulièrement et m'alimente aussi de façon régulière. De la boisson meltonic à base de miel et de gingembre, les barres de céréales de la même marque...... Ces apports ont normalement pour effet de maintenir le taux de glycémie au même niveau sur une longue période ce qui évite aussi d'avoir des coups de pompes.

On repart pour une deuxième boucle. Je reste concentré sur ma façon de faire. Un point après l'autre...... Ne t’emballes pas. Le faux plat montant est difficile mais je reste sur mes objectifs de ne pas dépasser certaines limites. Les pulsations montent un peu mais pas de trop. Je rattrape un peu de monde car cela commence à être dur pour certains. Je n'ai pas de coup de pompes comme à Vichy ou vers le 120eme kilomètre je commençais à en avoir marre et ne plus vouloir avancer. Au 140eme j'avais mis pieds terre......et le reste n'avait été que calvaire. La je continue à avancer sans me poser de questions et en restant dans mes limites fixées. La lassitude arrive au 170eme et l'envie de descendre de ce vélo. D'avoir une autre position que d’être assis........Ça y est la partie vélo est bouclée en 6h14....presque 29 km:h de moyenne.....

L'entrée dans le parc, avec mes supporters à coté est géniale. J'adore, j'ai le sourire et suis content de la partie effectuée.

Je me change rapidement, certains sont assis, d'autres ont un peu de mal à marcher. Je ne m'attarde pas. Je suis dans ma course et je sais qu'aujourd'hui rien ne m’arrêtera. Il est 16h30 à peu près et j'ai jusqu'à minuit pour boucler ce marathon. Celui-ci se compose de trois boucles de 13,5 kms avec une petite boucle de 1,6 kms dans un premier temps. Cette première boucle effectuée, je retrouve Valou, Antoine et Sandrine sur le bord de la route......Un grand sourire et des encouragements extraordinaires de leur part me feront presque pleurer....je ne peux pas parler. Trop d'émotions.

Sandrine me hurle presque dessus pour m'encourager en me disant que l'on s'en fout du temps et qu'il faut aller au bout, jusqu'au bout. Ce qu'elle ne sait pas c'est que dans ma tête aujourd'hui, il n'est pas question que je m’arrête. Je suis bien, super bien. Heureux d’être là finalement. Tous mes doutes sur mes capacités sont partis, effacés....je profite de ce moment là......

Après 7-8 kms à courir, je décide de fonctionner kilomètre âpres kilomètre. En fait, dès qu'une borne kilométrique arrive, je m’arrête et marche sur un bon rythme. Je repars quand je le veux et vais ensuite jusqu'à la borne suivante en courant. Je peux ainsi marcher 100, 200m voir plus ......

La parcours du marathon est plat à part le passage dans un tunnel. Sans trop y avoir réfléchi avant, je vois le 21eme kilomètre arriver.......on ne se pose pas de question, Yann on file vers le 22eme rapidement.......Antoine me retrouve vers le 25-26 kilomètre et court avec moi. J'adore, Sandrine et Valou se sont mises à l'abri sous le tunnel car quelques gouttes de pluie font leur apparition.La nuit

commence à tomber lorsque je me rapproche de la fin du second tour. C'est pour moi une étape.

Le parcours du marathon passe dans le parc à vélo. Peu de temps après je croise pour la dernière fois sur cette partie mes amis et ma femme. Quelques mot échangés pour leur dire que l'on se retrouve sur la ligne d'arrivée.....Cette fameuse ligne que je vais enfin franchir. Je vais savourer cette dizaine de kilomètres qu'il me reste à faire. Le plus dur sera la portion entre le 34eme et le 38eme ou je vais marcher. J'ai croisé beaucoup de personnes, je me suis fait doublé, j'ai doublé du monde, encouragé certains.....et j'ai pensé.......pensé à tout ces moments d’entraînements, de solitude, de questionnements sur le pourquoi des ces défis, sans jamais forcement trouver de réponses. J'ai pensé à mon cousin Martial, à mon ami Olivier.....qui, au détour d'un message sur FB, me fait comprendre combien j'ai de la chance de me trouver ici, de pouvoir participer, de pouvoir tout simplement courir.......alors en pensant à lui j'ai savouré ce moment présent, cet instant ou je me retrouve seul dans la nuit espagnole, me dirigeant lentement mais sûrement vers cette ligne d'arrivée qui il y a peu me semblait bien loin.....Je prends le temps de regarder les lumières au loin dans les montagnes si proches, je prends le temps d'écouter la mer et je savoure, je profite de cette solitude, de ce bien-être qui commence à s'emparer de ma personne. Avant dernier ravitaillement et je ne change pas mes habitudes, un verre d'eau, un bout de banane et une fois sur deux, du coca......C'est toute mon alimentation sur le marathon. Le 38eme kilomètre approche et je commence à ressentir une douleur à la fesse droite alors, pour éviter qu'elle ne s'amplifie je me remets à courir......je crois que je finirai les 4 derniers kilomètres en courant. Le passage dans le parc ou certains concurrents ont déjà récupéré leur vélo....d'autres repartent pour leur second voir dernier tour......

Un pont à franchir, le bruit commence à s'amplifier.....Quelles vont être mes émotions sur cette ligne.... ??? je ne sais pas je ne pense pas je profite....je profite. La descente qui longe le village des exposants.....le virage puis le tapis rouge......quelques mètres encore, le bruit encore plus fort et sur ma droite mes ironfans..... je me dirige vers eux, je les embrasse. Trop content....un petit tour sur moi même une tape dans les mains qui se tendent vers moi...les applaudissements.....la médaille. La photo.......voilà c'est fait c'est terminé !

Une seule envie m'habite à ce moment, retrouver Sandrine, Valou et Antoine.....je récupère mon maillot de finisher, mon sac, j'essaie de boire une bière mais impossible..... je me couvre et je sors de cette tente ou se retrouve les concurrents afin de profiter d'un peu de calme..... La sortie et une grande émotion m’envahi.....Oui j'ai terminé pour vous, je suis allé jusqu'au bout en pensant à vous, en ne voulant pas vous décevoir une nouvelle fois....et pour moi, pour me montrer que je suis capable de le faire. Mes ironsfans sont aussi fatigués que moi et décident de rentrer en train. Pour ma part je récupère mon vélo et je retourne à l'appartement en vélo. 4-5 kms de décrassage qui seront bénéfiques je pense, qui me permettront de me retrouver et d’apprécier ce moment. Douche et champagne. En fait je ne pourrais pas boire, je suis obligé de m'allonger, je commence à fléchir, pas envie d'avaler quoi que se soit. Je pars me coucher en m'excusant de ne pas partager ce moment avec mes ironsfans. Je m'allonge et je m'endors aussitôt. Une nuit d'une traite, réparatrice.....

Retour sur notre Vendée et nos maisons......dès le lundi. Cela fait 15 jours que l'ironman est terminé. J'ai consulté plusieurs sites pour en refaire un .......J'ai trop aimé cette façon de courir sans notion de temps en ne pensant qu'à écouter mon corps et les sensations que ces efforts procurent. Amsterdam, Copenhague, l'Autriche, la Norvège, Saint Malo........je ne sais pas encore.

Et dans ma tête quelque part resurgit mon idée première lorsque je me suis mis à la course à pied.....Martial je risque d'avoir besoin de conseils......

Un remerciement particulier à ma Valou, ma Josy et mon Antoine, mon Toutoune pour leur patience, leur encouragements, leur présence et tout le reste.......

Quant à toi Sandrine, ma femme depuis un an en ce jour d'ironman, je ne saurais comment te remercier pour ta patience lorsque je pars m’entraîner, lorsque je suis fatigué, lorsque je doute.....Ne change rien......Merci.

Tri des Sables et St-Jean

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Triathlon Saint-Jean de Mont

Sur le M :

76  Fabien P. 2:08:14 
 83  Fred  2:09:06
 89  Olivier  2:09:52
 106  Jérôme  2:11:18
164 Tony 2:21:10
186 Vincent 2:26:15

 

Sur le S:

210 Fabien C 1:17:

 

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Triathlon des Sables d'Olonne

 47 Jérôme  2:25:46 
 62  Fred  2:28:56
 DSQ  Jean-Yves  2:44:31

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